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Cape ou pas cape (de pluie)

On oublie souvent à quel point les conditions peuvent vite changer en montagne. Quand l'orage éclate, on cherche juste à rester au sec. Pour cela il faut être efficace sur le moyen et le long terme.

Face aux éléments déchaînés et aux imprévus de la montagne, la cape n'est pas juste un accessoire, c'est une assurance-vie.

Elle ne protège pas seulement quand on marche ; elle devient vitale quand tout s'arrête brusquement. Dans ces moments où chaque degré de chaleur compte et où un sac mouillé peut aggraver une blessure. Pour affronter les très fortes intempéries, c'est souvent l'option la plus rationnelle, pour rentrer sain et sauf.

Obligatoire en milieu polaire estival

Sur les séjours pédestres que j'encadre en été dans l'Arctique (Norvège, Islande...) et, a fortiori, en milieu polaire (Groenland, Spitzberg...), une cape de pluie est exigée. Cet équipement trop souvent décrié est LA solution la plus simple et efficace pour résoudre 2 problèmes :

  1. Lors d'une itinérance au cours de laquelle nous passons la nuit sous les tentes que nous acheminons nous-mêmes, est-il envisageable de monter la tente sous la pluie battante seulement protégé•e de ses vêtements de trek étanches ? Puis de faire sécher ces vêtements complètement trempes sous la tente ?
    • NON, seule la cape de pluie a du sens dans pareilles circonstances. Elle pourra être abandonnée plus ou moins pliée dans le vestibule de la tente afin de ne pas tremper les affaires qui sont au sec dedans.
  2. En cas de blessure, sur des territoires à ours polaires tels que le Groenland Est mais surtout le Spitzberg, il est impensable et même formellement interdit de scinder le groupe entre les personnes valides qui vont rejoindre le camp et les secouristes qui vont rester auprès de la personne blessée.
    • Dans un cas pareil, TOUT le GROUPE reste statique non loin du blessé, aussi longtemps qu'il le faut, quelles que soient les conditions météo et ce, jusqu'à ce que les secours puissent évacuer le blessé.
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Un trek itinérant au Groenland Est où la cape de pluie est obligatoire

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Une immersion totale au cœur du Groenland sauvage

Notre itinérance est conçue pour nous fondre dans le paysage et la vie locale, entre rencontres authentiques avec les Inuits, qui perpétuent leurs traditions, et des moments de solitude intense face à des panoramas à couper le souffle — où les baleines tracent leur route dans des eaux infinies. L’esprit des grands explorateurs, comme Paul-Émile Victor ou le « Pourquoi Pas ? »  du commandant Charcot, semble veiller sur chaque étape de notre aventure.

Au programme : un itinéraire audacieux à travers des vallées tapissées de pelouses fleuries, des bords de fjords parmi les plus spectaculaires de la région, des nuits en campement face à des icebergs géants qui dansent au gré des courants, et des parties de pêche improvisées.

Une exploration douce mais intense des joyaux cachés de cette terre extrême, où chaque instant devient un souvenir inoubliable.

Groenland - Trek en terres inuit
Groenland
Groenland Est

Quand la pluie devient diluvienne, la cape change la donne

En cas de fort orage ou lorsqu'il faut à tout prix progresser sous une pluie battante pour boucler l'étape, la cape de pluie montre sa supériorité face à une veste classique, même de type Goretex©, même haut de gamme.

IMPORTANT : quel que soit le niveau technique de son matériau respirant d'une veste (et donc son prix), au-delà de 2-3h sous la pluie battante, l'eau finit par pénétrer cette protection tant vantée.

Le souci avec une veste, c'est qu'elle s'arrête aux épaules. Votre sac à dos alors reste exposé et, même avec une housse de protection, l'eau finit toujours par imbiber la partie arrière du sac à dos et les bretelles.

Avec une cape, c'est différent. Elle enveloppe tout d'un coup, vous et votre sac à dos. Y compris si vous portez un sac de 80 litres. Il n'y a plus de point faible dans le dos. Ainsi, vos équipements dans le sac, dont vos préciseuses affaires de rechange restent vraiment à l'abri.

Intertitre
Le piège de l'immobilité

Texte

Il y a aussi une situation qu'il est difficile d'imaginer si on le l'a pas vécue : la blessure.

Si vous vous tordez la cheville et que vous devez attendre les secours pendant des heures sous la pluie battante parce qu'une personne du groupe est blessée, c'est évident, la veste ne suffit plus.

Sans le mouvement de la marche, du ski, etc qui produit de la chaleur, vous vous refroidissez vite. Même sans être mouillé•e.

La phase qui peut succéder à celle-là est lorsque votre veste finit par ne plus être étanche. Elle laisse rentrer la l'eau vers vos vêtements chauds. En effet, une veste est faite pour respirer pendant l'effort, mais elle perd beaucoup de son intérêt quand on devient immobile. C'est le chemin direct vers l'hypothermie. 

La cape : votre abri d'urgence improvisé

La cape devient alors un véritable abri de fortune. En recouvrant tout votre équipement, elle protège ce qu'il y a de plus précieux : votre duvet, vos vêtements secs etc.

Par ailleurs, pour quelqu'un qui ne peut plus bouger, le volume de la cape crée une sorte de bulle d'air protectrice.

Ainsi, garder ce petit microclimat sec autour de soi, c'est souvent ce qui permet de tenir le coup en attendant de l'aide.

Ce n'est pas de la magie, c'est de la technique. Avec ses 5 000 Schmerber et ses coutures étanchées, la cape tient sous des cordes qui durent des heures. Ses fermetures éclair, sa visière et ses cordons permettent de se fermer hermétiquement, comme dans une coquille. Là où une veste ajustée laisse l'eau ruisseler jusqu'à la taille ou s'infiltrer sous les bretelles du sac, la cape laisse simplement l'eau glisser vers le sol sans jamais toucher vos affaires.

C'est une protection brute, efficace, qui ne tombe pas en défaut sous la pression.